Historique
Quand furent établies les bases de ce qui allait devenir l'Académie du Jazz, cette musique était perturbée par une petite guerre entre ses critiques et ses auditeurs. Soit l'on faisait semblant d'ignorer son actualité et son devenir, soit on oubliait les fondements de son passé. Libelles, prises de positions publiques, articles de fond, manifestations diverses entretenaient la confusion.
Les festivals de jazz en France étaient pratiquement inexistants, les concerts de musiciens américains et les clubs de jazz peu nombreux ; quant à l'édition de disques, elle était précaire et souvent mal gérée. Il n'y avait aucun service de presse efficace, et les informations circulaient peu dans les grands journaux.
Cependant, le jazz s'imposait auprès de marginaux, d'étudiants et d'intellectuels à Paris. En province, la situation était plus clairsemée. Quant aux médias, ils étaient peu nombreux pour fidéliser un grand public. Seuls quatre ou cinq petits programmes radiophoniques répondaient chaque semaine aux souhaits, très contrastés, des amateurs bien vite comblés par l'arrivée de «Pour ceux qui aiment le jazz» sur le nouveau poste Europe n°1.
C'est pour remédier à ce manque général de considération que quelques amateurs, qui se situaient audelà des clivages esthétiques, décident de fonder une Académie du Jazz, projet pour le moins original.
Ce petit groupe d'une quinzaine de jeunes collectionneurs qui s'étaient connus dans la cave du Hot Club de Paris, ou chez les quelques rares disquaires spécialisés, décida de récompenser chaque année le meilleur de la production discographique dans ses différents domaines orchestraux et stylistiques, et d'honorer par un prix particulier le jazzman français le plus créatif de l'année.
Démarche d'amateurs enthousiastes menée par Guy Vincent-Heugas dont un proche était un des créateurs de l'Académie Charles Cros (à l'époque uniquement préoccupée des variétés et de la musique classique), et Jacques André, journaliste à Combat, avec la complicité d'André Clergeat. Leurs prises de positions, un peu brouillonnes, décidèrent une partie des membres fondateurs à se tourner vers des personnages importants du comité de rédaction de la revue Jazz Hot (la seule existant à l'époque) : André Hodeir, Frank Ténot et Boris Vian. Ce qui fut admis à la suite de quelques franches explications.
Ce n'est qu'au bout de deux ou trois ans que les statuts de l'association en définirent les buts ouverts et désintéressés, statuts qui allaient évoluer dans le sens d'une indépendance totale du collège électoral. Depuis plus de cinquante ans, les membres de l'Académie du Jazz n'ont cessé d'être les témoins et les porte-parole de la musique qui respecte au mieux la liberté créative et l'expression directe. Il ne peuvent que persévérer.
Les festivals de jazz en France étaient pratiquement inexistants, les concerts de musiciens américains et les clubs de jazz peu nombreux ; quant à l'édition de disques, elle était précaire et souvent mal gérée. Il n'y avait aucun service de presse efficace, et les informations circulaient peu dans les grands journaux.
Cependant, le jazz s'imposait auprès de marginaux, d'étudiants et d'intellectuels à Paris. En province, la situation était plus clairsemée. Quant aux médias, ils étaient peu nombreux pour fidéliser un grand public. Seuls quatre ou cinq petits programmes radiophoniques répondaient chaque semaine aux souhaits, très contrastés, des amateurs bien vite comblés par l'arrivée de «Pour ceux qui aiment le jazz» sur le nouveau poste Europe n°1.
C'est pour remédier à ce manque général de considération que quelques amateurs, qui se situaient audelà des clivages esthétiques, décident de fonder une Académie du Jazz, projet pour le moins original.
Ce petit groupe d'une quinzaine de jeunes collectionneurs qui s'étaient connus dans la cave du Hot Club de Paris, ou chez les quelques rares disquaires spécialisés, décida de récompenser chaque année le meilleur de la production discographique dans ses différents domaines orchestraux et stylistiques, et d'honorer par un prix particulier le jazzman français le plus créatif de l'année.
Démarche d'amateurs enthousiastes menée par Guy Vincent-Heugas dont un proche était un des créateurs de l'Académie Charles Cros (à l'époque uniquement préoccupée des variétés et de la musique classique), et Jacques André, journaliste à Combat, avec la complicité d'André Clergeat. Leurs prises de positions, un peu brouillonnes, décidèrent une partie des membres fondateurs à se tourner vers des personnages importants du comité de rédaction de la revue Jazz Hot (la seule existant à l'époque) : André Hodeir, Frank Ténot et Boris Vian. Ce qui fut admis à la suite de quelques franches explications.
Ce n'est qu'au bout de deux ou trois ans que les statuts de l'association en définirent les buts ouverts et désintéressés, statuts qui allaient évoluer dans le sens d'une indépendance totale du collège électoral. Depuis plus de cinquante ans, les membres de l'Académie du Jazz n'ont cessé d'être les témoins et les porte-parole de la musique qui respecte au mieux la liberté créative et l'expression directe. Il ne peuvent que persévérer.
André Francis
Membre du Bureau de l'Académie.
Membre du Bureau de l'Académie.


